Plaisirs printaniers

Leslie Opatril: Whiskey Jack (Compositeur canadien emergent 2019)
Elgar: Extraits de “Sea Pictures”,
Ana Sokolovic: Il divertimento barocco, Bach: Ebarme dich mein Got, Brahms:  Serenade no.1 en Ré Majeur 

25 avril 2020, 19h30
Saint-Jean: Imperial Théâtre

26 avril 2020, 14h
Moncton: Théâtre Capitol

28 avril 2020, 19h30
Fredericton: The Playhouse

Causerie pré-concert une heure avant le concert.

Program Notes

Elgar:

Sea Pictures d’Edward Elgar est le seul cycle de chansons qu’il a composé pour voix et orchestre pendant sa vie. Écrit en 1844, l’oeuvre est basée sur cinq poèmes d’auteurs différents, offrant chacun une réponse différente à l’océan: sa beauté, ses tentations, son symbolisme et ses dangers. Ces chansons explorent la relation personnelle de chaque poète avec l’océan et son importance pour eux, ce que les citoyens des Maritimes peuvent certainement comprendre. Pour la Grande-Bretagne, la mer était de la plus haute importance pour la représentation culturelle de la nation. Aucune autre nation européenne n’avait une dépendance aussi profonde à l’océan que la Grande-Bretagne. Son public connaissait bien la mer et n’avait pas besoin de discussions académiques pour leur rappeler à quel point elle était importante pour leur mode de vie. Le plaisir pur de la poésie sur la mer mise en musique suffisait. Quelque chose qui peut aussi compris ici au Maritimes.

Bach:

Air issu de la célèbre St Matthews Passion de Bach, cette œuvre se situe au sommet du canon musical et est considérée comme l’une de ses œuvres les plus importantes. Immédiatement après un récitatif du texte biblique de Matthieu 26: 69-75 racontant la trahison de Pierre contre Jésus, l’air exprime la pénitence de Pierre à travers les paroles déplorantes d’un poème du peintre contemporain de Bach, Picander:« Aie pitié de moi, mon Dieu, larmes d’amour. Regarde ici, le cœur et les yeux pleurent amèrement devant toi.

Brahms :

La sérénade Brahms n ° 1 a été écrit en 1857 et, à ce stade de sa carrière, Brahms n’ayant que vingt ans, n’avait encore jamais écrit pour un orchestre symphonique complet. Pour son premier travail orchestral, Brahms a décidé d’éviter la perspective décourageante d’écrire une symphonie complète en écrivant plutôt une sérénade orchestrale. Les sérénades, avec leur nature pastorale, leurs multiples mouvements et leur accent mis sur des mélodies lyriques et légères, offrent une excellente occasion d’explorer les possibilités sonores d’un son orchestre complet sans toutes les attentes attachées à l’écriture d’une symphonie (surtout depuis que Brahms admirait beaucoup Beethoven et croyait que rien ne serait jamais comparable à la grandeur de sa neuvième symphonie.)