Élégance sans âge

Lully: Suite orchestrale de Alceste
Tchaikovsky: Variations sur un thème rococo pour violoncelle et orchestre
Schubert: Symphonie no. 3 en Ré Majeur
Peter Hatch: Il Cimento dell’armonia et dell’inventione

25 octobre 2020, 19h30
Fredericton: The Playhouse

26 octobre 2020, 19h30
Saint-Jean: Imperial Théâtre

27 octobre 2020, 14h
Moncton: Théâtre Capitol

Causerie pré-concert une heure avant le concert.

Program Notes

Haydn:

Cette symphonie a été composée pendant l’année la plus productive de Schubert en 1815, alors qu’il n’avait que dix-huit ans. Il a été présenté lors d’un concert privé peu de temps après, mais la symphonie ne sera entendue dans un spectacle public que près de 50 ans plus tard (elle n’a été publiée qu’en 1884). Les premières symphonies de Schubert ont déjà un air de maturité et pourtant, on peut sentir plus d’équilibre dans la Troisième.

Tchaikovsky :

En 1876, Tchaïkovski apprenait à échapper à la dépression par le travail et composa rapidement les Variations Rococo. Le rococo fait référence au 18ème siècle, un style baroque tardif dans lequel l’architecture, l’art et la décoration avaient un style ornemental et théâtral exceptionnel. Des arabesques délicates et élégantes, parfois avec une touche de frivolité, étaient les principales caractéristiques de ce style. Bien que Tchaïkovski ait composé un siècle entier après ce mouvement, le concept de musique rococo a connu une certaine monnaie au 19ème siècle et, sachant que Tchaïkovski voulait échapper à ses ennuis contemporains, il se mit à composer une musique à la manière de son compositeur le plus admiré. : Mozart. Mesurée, gracieuse et ensoleillée, la composition de Tchaïkovski, qui reflète fortement le style de Mozart, lui a certainement fourni une évasion éclatante en ces temps sombres. Il contient toute l’élégance, la grâce et le raffinement d’une œuvre d’époque classique tout en conservant un niveau de virtuosité que Mozart n’aurait pas pu imaginer possible de son temps.

Lully :

La suite pour orchestre de Alceste de Jean-Baptiste Lully est une pièce pour orchestre venant de son opéra Alceste. Lully avait consacré une grande partie de sa vie au développement d’un nouveau genre de musique française appelé Tragédie Lyrique. Ce genre avait un ton sérieux, des intrigues basées sur des histoires et des idéaux classiques, était très stylisé et exigeait des décors et des machines magnifiques comme effets spéciaux. Au cours du 17ème siècle, ce nouveau style d’opéra français a été très applaudi par le public et le roi.